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samedi 28 juin à 20h30
Abbaye de
Moyenmoutier
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D. Haidan
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H. Jacob
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J. Varnier
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R. Bousquet
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REQUIEM | W.A. MOZART
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Delphine HAÏDAN, soprano
Henrike JACOB, mezzo
Richard BOUSQUET, ténor
Jérôme VARNIER, basse
ORCHESTRE NATIONAL DE LORRAINE
Chœur allemand / La Psalette de Lorraine / Ensemble Métamorphose
Direction. Jacques MERCIER
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W.A. Mozart : Requiem K626
Dans sa tonalité de Ré mineur, celle de l’inquiétude et du doute, le Requiem est une oeuvre énigmatique et dérangeante, refusant tout autant l’espoir et la consolation du monde chrétien que la terreur des abîmes.
1791. Mozart vit ses derniers mois. Le musicien n’a que trente cinq ans, mais les soucis financiers constants et le travail acharné l’ont épuisé. C’est à l’écriture de deux opéras, la Clémence de Titus et la Flûte enchantée, qu’il consacre ses dernières forces. Quant à ce Requiem - commande du comte Walsegg pour célébrer l’anniversaire de la mort de son épouse - Mozart ne semble pas pressé de le terminer. Peut être craint-il que sa conclusion constitue également sa propre fin ? Début Novembre, il s’arrête à la 8ème mesure du Lacrymosa. De son lit il dicte ses recommandations à son élève Sussmayr sur la façon de terminer l’œuvre après sa mort. Le compositeur meurt le 5 décembre.
J. Eybler, un autre élève, sera également associé à l’écriture de l’œuvre. Par ailleurs de nombreux billets du musicien ont été retrouvés quelques temps après contenant des fragments de musique. Trente ans plus tard, J.S. Neukomm apportera une conclusion au Requiem de Mozart en composant un Libera me, lors d’un séjour au Brésil.
Destin hors du commun de cette œuvre, seulement pour partie de Mozart, devenue universelle grâce, peut-être à la complexité de sa création, à cette lumière apaisante qui la caractérise et nous émeut tous, croyants ou non croyants.
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